Le lion

 

 

Quand j’étais petit
J’écoutais mes semblables
Rêver des prairies
De couleurs or et sable 

Des siestes et des jeux
A l’ombre des baobabs
De la peur du feu
Et la douceur de l’aube 

            Je n’connais de mon pays
            Que ce que l’on m’en a dit
 

Il y a longtemps
Ma mère me racontait
Le soleil brûlant
De savanes asséchées 

Notre troupe chassant
Des gazelles effrayées
Les jeunes attendant
Une pitance méritée 

            Je n’connais de mon pays
            Que ce que l’on m’en a dit
 

Derrière ces barreaux
Je ne meurs pas de faim
On me trouve très beau
Tout est vraiment très bien … 

J’imagine une vie
De chasse, de liberté
D’espace infini
Je n’peux que la rêver 

            Je n’connais de mon pays
            Que ce que l’on m’en a dit

Tous droits réservés par Stéphanie  Ismaël

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